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De ce que nous voulons et sommes vraiment

images?q=tbn:ANd9GcSMTr6FLG9GrwLmQ7-IQxkoGXNmQ7lqaQluXeJC4Ydn-irrjT9gLorsque je veux avoir ou être une chose, j’évolue en tant qu’individu qui se dit qu’il n’a, ou n'est, pas cette chose. Je reconnais alors que je suis cet individu à cause d'un ou plusieurs blocages émotionnels liés à ce que je veux avoir ou être. Il me reste à faire la chose suivante : revivre intérieurement, et avec sincérité, les émotions relatives à ces blocages et liées à des scènes de vie en particulier (je me remémore au moins l'une des scènes en question avec la charge émotionnelle correspondante). Si je ne fais pas cela alors l'Univers — n'étant jamais contrariant et entendant ma volonté — m'enverra une expérience de vie me remettant dans une situation qui prête à revivre intérieurement les précédentes émotions. Tant que je refuse de revivre réellement et en conscience ces dernières, mon souhait initial ne peut être exaucé ; je reste alors celui qui n'a, ou n'est pas, ce qu'il dit vouloir.
Maintenant, si j’ai du mal à connaître l’intensité d’un désir personnel, la profondeur d’une volonté personnelle, à savoir, autrement dit, ce que je veux réellement, je peux m’avancer les choses non pas par des phrases commençant par « je veux » ou « je ne veux plus » mais par des phrases affirmant que j’ai déjà obtenu ce que je souhaite (ou souhaitais), que je suis déjà dans la situation que je désire (ou désirais). Exemple : je me dis « je travaille à mon compte » plutôt que « je veux me mettre à mon compte ». Remarquons d’abord qu’à la fin de l’avant-dernière phrase, et avec les verbes souhaiter et désirer, j’ai employé le temps de l’imparfait. Pourquoi ? Car, si je vis la situation que je désirais, cela certes n’implique pas que je ne la désire plus mais je la désire toujours moins que par le passé. Un désir en train de s’accomplir laisse place au plaisir et à la jouissance. C’est très bien. Par contre, en me disant par exemple « je suis marié » plutôt que « je veux me marier », il est possible que je me rende compte qu’en réalité je ne désire pas tant que cela me marier. Puisque rien n’est à idéaliser, nous savons que les choses ne se passent jamais tout-à-fait comme on les a imaginées. En définitive, on ne va peut-être pas tant aimer ce qu’on désirait tant hier et qui s’accomplit aujourd’hui. Il peut, bien sûr, arriver que les choses nous soient encore vécues plus joyeusement que ce que nous avions imaginé. L’essentiel est d’être clair sur son ressenti et ses désirs du moment. En tout cas, imaginer que nous vivons la situation plutôt qu’émettre simplement le souhait peut être très intéressant quant à approfondir la connaissance de soi. Et puis c’est agréable.

Autre chose à propos maintenant de ce que nous ne voulons plus. Nous pouvons imaginer que si nous ne voulons plus être quelque chose alors nous avons bien reconnu cette part en nous et que ceci devrait suffire pour ne plus être ce quelque chose. Or, si je me dis que je ne veux plus être ce quelque chose alors cela veut dire que, dans ma réalité, je le suis encore et que cela me dérange. Et être encore ce que je ne veux plus être signifie que je n’ai pas assez reconnu que je peux être ce que je ne veux plus être.
Reconnaître pleinement la chose en question va me permettre de non seulement m’autoriser à être le contraire de ce que je ne veux plus être mais aussi de me détacher, de ne pas me juger concernant le fait que je puisse être encore ce que je ne veux plus être.
On ne peut pas s’aimer soi pleinement en ne voulant plus être une partie de soi-même. L’amour inconditionnel amène naturellement à se prendre tel qu’on est. Ne plus vouloir être ceci ou cela, c’est poser des conditions dans ma relation avec ce que je suis, dans le lien qu’a mon mental avec mes émotions et mon corps. Ce qui limite l’amour que je me porte.
Si, par exemple, je souhaite ne plus être timide — on dira dans le langage courant « vaincre ma timidité » comme si elle était une ennemie intérieure à abattre —, c’est que j’ai, via mon mental, perçu, capté, relevé que je pouvais être timide et que ma timidité me dérange ; et ce, quelle que soit la réelle intensité de ma timidité puisque je n’ai besoin de personne d’autre que moi-même pour me trouver excessivement timide alors que d’autres pourront penser que je suis dur avec moi. Or, le but est-il d’annihiler ma part de timidité ou, dit autrement, l’homme timide que je peux être ? Ce serait annihiler une partie de moi-même. Mais, mauvaise nouvelle — et, à la fois, bonne nouvelle —, je ne peux annihiler aucune partie de moi-même !
Si l’expérience humaine nous conduit à tendre vers l’amour inconditionnel des autres et de nous-même, ce n’est pas pour se découper en rondelles et jeter des parties de nous-même par-dessus bord ; et ce, avec le « soutien » du mental se plaçant au-delà du Créateur puisque se croyant légitime de juger alors que le Créateur lui-même se contente de nous aimer (ce dernier aspect entre naturellement en contradiction directe avec l’amour inconditionnel).
L’homme timide (parfois timide ? souvent timide ? lui seul jugera selon son mal-être) qui ne veut plus être timide doit ressentir sa timidité une bonne fois, c’est-à-dire se prendre un moment (éventuellement plusieurs si le sujet de la timidité continue d’occuper son esprit) et écouter ce que son corps lui dit concernant sa timidité. Il peut également se poser la question suivante : « Oui, je suis timide et alors ? » Sa ou ses réponse (s) l’amènera (ront) vers d’autres questionnements et quêtes de ses ressentis que probablement il trouvera plus d’une fois contradictoires mais il pourra s’autoriser à constater la chose suivante : « Je suis tout ça à la fois. » Car il peut tout être. Aussi, il reconnaîtra à quel point il peut être timide dans des situations précises, et il percevra naturellement d’autres situations durant lesquels il est moins timide et même le contraire (c’est-à-dire, par exemple, entreprenant, audacieux, effronté). En effet, en décidant de revivre l’intensité émotionnelle liée à sa timidité — ce qui relève bien d’ « agir en conscience » —, son intuition lui signalera tout naturellement au moins un instant durant lequel il a été le contraire d’un homme timide. Parce que le moins attire le plus et que nous sommes dans un monde relatif avec ses énergies contraires qui se complètent inévitablement.
Creusons un peu la question de la timidité. Elle peut être associée à de l’égocentrisme. En effet, si je suis timide, je crois que, par exemple, dès que je mets les pieds quelque part et qu’il y a des gens autour de moi, ils me regardent et se mettent à analyser et juger mes vêtements, ma gestuelle, mon comportement en général ainsi qu’à se demander les raisons de ma venue, à se remémorer ce que je fais dans la vie etc. Je suis timide parce que je me trouve imparfait, trop imparfait à mon goût. Et je mériterai de m’amuser, de vivre dans la joie et la spontanéité en général, d’être tout simplement heureux seulement lorsque je serai parfait. Mais au nom de quoi dois-je être parfait auprès des autres ? De leur acceptation de moi ? Mais sous quels critères ? Suis-je sûr que ces critères, s’ils existent, me conviennent ? Et puis c’est quoi être parfait ? Et puis peut-être que ma conception de la perfection n’est pas la même que celle de mon voisin donc, même si, un jour, je me trouve parfait, je risque de continuer de déplaire à ce dernier ! De plus, suis-je si exceptionnel pour rechercher la perfection ? Car, si, lorsqu’ils me voient, les autres n’ont que cela à faire que de nourrir des sous-entendus dévalorisant ma personne et qui me donnent des raisons de me trouver timide, c’est que je dois être exceptionnel !
Quand j’aurai senti en moi que, derrière ma timidité, existe cette dimension d’homme exceptionnel que je m’alloue, quand (naturellement sous-entendu avec bienveillance) j’accepterai également ma banalité en tant qu’être humain parmi les autres ainsi que ma capacité à être médiocre alors je pourrai cesser d’être cet homme que je trouve trop timide et qui m’exaspère. De là, ma dimension exceptionnelle, ma singularité — puisque je suis banal (car un humain parmi les humains) et exceptionnel (car une unicité parmi d’autres unicités) — se manifestera d’autant plus.
Plus largement, je fais le choix de ne plus résister devant l’une de mes distorsions. En d’autres termes, je fais le choix de reconnaître que je peux évoluer dans son énergie, de ne plus me voiler la face à son propos. Cela n’aura pas pour conséquence de vouloir tout d’un coup et en particulier évoluer à travers elle mais de mieux accueillir l’énergie contraire à elle ; autrement dit, l’énergie de sa qualité correspondante.
Pour faire ce précédent choix — ce qui est propre à l’évolution en conscience et à l’alignement merkabah puisque mon Esprit du haut aide particulièrement à être lucide concernant, en l’occurrence, mes distorsions —, j’ai d’abord reconnu que je résistais. Il est logique que, pour solutionner un problème, il faut d’abord avoir conscience du problème. En conséquence, reconnaître que je résiste devant quelque chose m’invite à constater que les choses bougent déjà par rapport aux temps où je résistais inconsciemment.

Retour, à présent, sur l’idée (évoquée plus haut) que chacun de nous peut tout être ; autrement dit, peut, dans une situation donnée, agir en fonction de l’énergie d’une qualité ou d’une distorsion parmi toutes les qualités et les distorsions existantes dans l’ensemble de l’humanité. Si je dis que je peux tout être et donc que je peux être tout, je peux trouver aussi qu’au fond je ne suis rien réellement de ce que je suis tour à tour, dans les expériences de la vie de tous les jours, puisque, dans la densité supérieure (densité 5), je reste un Esprit du haut qui a envoyé son Esprit du bas jouer, ici bas, une partie du jeu s’appelant la vie terrestre. Collant à la vision bouddhique de l’ego nous amenant à considérer que nous ne sommes pas l’ego, Eckhart Tolle affirme dans son livre appelé Quiétude : « L’ennui, la colère, la tristesse ou la peur ne sont pas « à vous »; ils n’ont rien de personnel. Ce sont des états d’esprit. Ils vont et viennent. »
C’est parce que je comprends que je peux tout être que je ne m’identifie à rien en particulier ou bien en conscience et simplement par jeu. Quant à dire si je suis ou non mon ego, je dirais que les deux sont vrais. Je ne suis pas l’ego dans le sens où, dans la densité 5, ce que je suis est mon Esprit du haut. Dans cette densité, je n’ai pas d’ego donc je ne suis pas l’ego. Par contre, c’est bien en faisant grandir mon ego en lumière dans la densité 4 que je fais grandir mon Esprit du haut en lumière également et que je m’approche de l’ascension. C’est comme de dire que je ne suis pas mon corps physique mais, en même temps, ce corps n’est pas celui du voisin et je dois, pour me sentir bien sur cette Terre — donc tant que je suis incarné ici bas —, prendre soin de mon corps. Si la spiritualité m’amène à comprendre des choses de l’invisible, de l’univers des expériences extra-sensorielles, des fréquences angéliques, etc., elle se complète dans la prise en compte de l’humain dans sa totalité donc du fonctionnement de son corps physique et de ses Corps terrestres (éthérique, émotionnel et mental), avec leurs besoins. Selon donc qu’on se situe dans la densité 4 ou la densité 5, il devient faux ou vrai que je suis mon Esprit du bas, comprenant mon ego. Dit autrement, nous possédons tous un Esprit du bas, incluant un ego, et nous évoluons à travers lui dans cette densité. Par conséquent, c’est bien nous-mêmes qui sommes heureux, malheureux, timides, entreprenants, altruistes, égoïstes, patients, impatients etc. Mais, dans la densité supérieure (la densité 5), nous sommes uniquement cet Esprit du bas, soit une partie du divin à travers notre conscience. Les deux choses suivantes sont simultanément vraies de sorte qu’ici bas :
— nous ne jouons pas, compte tenu des sensations que nous connaissons, notamment douloureuses (si je me tords la cheville, j’ai mal et j’ai bien l’impression que ma douleur est tout-à-fait réelle !) mais aussi spirituelles (d’où le ressenti d’être davantage nous-mêmes quand notre essence divine sait davantage se faire entendre dans notre existence (une autre essence, l’essence animale, correspondrait, quant à elle, à ce que nous sommes corporellement, à travers nos besoins physiologiques et notre instinct de survie relatives à notre chakra racine) ;
— nous jouons à travers ce jeu de la vie terrestre extrêmement complexe car réellement bien fichu, nous faisant oublier ce que sont vraiment l’au-delà, la vie après la mort, nos précédentes incarnations etc.

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