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METAPHYSIQUE DES ANCIENS - Page 2

  • Ignorance, conscience et Bouddha

    buddha-religion-vector-buddhism-hd-png-45123Dans le bouddhisme, la conscience est appelée avidya et est considérée comme le premier des douze maillons (appelés
    nidanas) de la souffrance (appelée dukkha). Les autres maillons sont, dans l’ordre : l'action (les activités formatrices aux conséquences karmiques), la conscience, le nom et la forme (le corps physique et les agrégats mentaux des sensations), les sens (dont le sixième sens, celui de l’Esprit), le contact (l’impact entre l’organe et l’objet avec lequel il entre en contact), la sensation, le désir (l’avidité), l'attachement (l’appropriation), l'existence (le devenir), la naissance, la décrépitude (et la mort). Comprenons que chaque maillon est la conséquence d’un maillon précédent et un conditionnement du maillon suivant. Plus largement, les bouddhistes avancent que tout, dans l’univers, est interdépendant mais qu’également tout est impermanent. « Il n’existe rien de constant si ce n’est le changement. » (Bouddha) Et cette impermanence est une chance : seul le changement, le mouvement, est constant donc nous pouvons toujours changer, aucune souffrance n’est gravée dans le marbre (puisque rien ne dure). Pour les bouddhistes, considérer l’impermanence des phénomènes dans sa globalité favorise l’évitement de l’ignorance.
    En m’inspirant de la vision bouddhique, j’ai, un jour, écrit cela : « Le passé n'existe plus, le futur n'existe pas. Hormis le mouvement, le changement, les liens d'âmes et l'amour (divin et inconditionnel), tout est impermanent, rien ne dure. »

  • Ce qu'on veut et ce qu'on a

    Il y a ce que je veux et il y a ce que j'ai déjà. Or, la seule chose que j'ai en réalité et en permanence avec moi, c'est moi. Que puis-je donc m'autoriser à faire à fond et dès maintenant ? Cesser de vouloir puis tout simplement m'aimer.

    Au passage, bien des gens disent vouloir être acceptés, et aimés, tels qu’ils sont. Mais si, déjà, une personne ne s’accepte / s’aime pas elle-même, elle ne peut pas faire l’expérience d’être acceptée et aimée comme elle est.

    Une fois que j'ai accepté d'être qui je suis, il me reste à faire ce que je suis venu faire sur Terre de plus beau c'est-à-dire en lien direct avec qui je suis (mon essence). Comment savoir quoi faire en fonction de qui je suis ? Il suffit de voir ce que j'aime faire avec une vraie joie. Ceci peut correspondre à des choses jugées éventuellement très banales et alors ? Nous sommes tous, à la fois, singuliers et banaux. Antoine Céleste

  • En quoi Yeshua est venu accomplir la Loi ?

    5546683728_6133454dae.jpgLa Loi, c’est, en amont des Dix Commandements reçus par Moïse, l’alliance, établie par Dieu, avec Abraham et sa descendance : Yishaq (Isaac), Ya’acov (Jacob) devenu Israël, et tous les enfants d’Israël (dont Moshe).
    Le rôle de Yeshua est d’intérioriser la Loi donc cette alliance afin de mieux la suivre. Autrement dit, puisque Dieu « fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes » (Évangile selon Matthieu), tout être humain — quel(le) que soit son sexe, son apparence, sa nationalité — est capable de sentir la communion entre le devoir et la liberté débouchant sur l’amour. C’est l’absolue et magnifique confusion entre deux sensations : celle de faire ce qui est juste et celle de connaître la liberté intérieure. Outre les moult expériences de la vie quotidienne qui nous font vivre en nous cette communion dès lors que nous commençons à nous aligner, des expériences spirituelles particulières — par exemple, de type voyage astral — peuvent nous rendre compte de l’évidence de cette communion. Me concernant, ce sont ce que j’appelle des « voyages célestes » que j’ai faits à quelques reprises ces dernières années. « Célestes » car, à la différence des voyages astraux, je n’ai pas l’impression, durant ces expériences, de partir à un autre endroit sur Terre mais de quitter la Terre. À un moment, je l’ai vraiment visualisée de sorte que je m’éloignais d’elle. D’où mes deux témoignages trouvables à la note de ce chapitre appelée Mes voyages célestes.
    Ce que je me contenterai de dire ici, c’est qu’ici bas, nous prenons parfois devoir et contrainte pour synonymes. Ce qui parfois se comprend compte tenu des absurdités que nous impose la société matérialiste. Mais, là-haut, je vous assure, devoir se confond parfaitement avec liberté. Les deux se vivent et cohabitent avec évidence, sans questionnement. Car nous vivons alors uniquement à travers notre essence, traversée par l’amour inconditionnel.

    Cependant, nous pouvons parfois, ou souvent, connaître des situations contradictoires si nous voulons respecter la Loi.
    De cette façon, Yeshua nous rappelle le rôle essentiel du discernement, comme fruit de notre moralité (en tant que capacité à évaluer, dans une situation donnée ou en général, ce qui est juste, ou injuste, de faire) traversée par la Loi. Le discernement moral authentique résulte, autrement dit, de notre conscience morale filtrée par la Loi. Il est énergétiquement et directement relié à notre alignement, à l'activation de notre atome christique — soit notre Christ intérieur. « Je suis en mon Père, et vous en moi, et moi en vous. » (Évangile selon Jean)
    Éventuellement, la posture à adopter paraîtra trop abstraite dans certaines situations. Il est vrai qu’il faut voir ensuite au cas par cas, selon les expériences vécues, et savoir écouter son cœur tout en ne se mettant pas, pour autant, personnellement en danger. Notre degré de conscience, avec sa part la plus spontanée et morale, nous aide naturellement à évoluer habilement selon le message du Seigneur Yeshua.

  • L'acceptation de soi : ce que les autres disent de nous

    Jean_Dodal_Tarot_trump_11.jpgMon mental-ego (contenu dans mes Corps éthérique, émotionnel et mental) capte et s’attache aux remarques négatives mais aussi positives des autres. Ce phénomène débute dès mon enfance, à l’âge où l’ego commence à se construire. Si, par exemple, on a dit à l'enfant que j'étais qu'il était un « bon à rien », mon ego risque de capter cette information et, en « bon gardien » de mon système de croyances, va faire en sorte que je me mette à croire que je suis un bon à rien. Dès lors, je crois, même inconsciemment, que je suis un bon à rien. Inversement, je peux me rebeller devant cette idée et me dire : « Non, je ferai tout pour me démarquer de cette image de bon à rien. Je ferai tout pour être le contraire du bon à rien, pour prouver que je n'en suis pas un. » Mais, en réalité, celui qui évolue en croyant qu'il est un bon à rien et celui qui évolue en cherchant à se démarquer à tout prix de cette image jouent au même jeu égotique... Si on s'arrête ici, on peut dire qu'il est vrai d'affirmer que nous sommes ce qu'on nous dit que nous sommes. Cependant, ce qui fait partie de la connaissance de soi n'est pas évaluer régulièrement si nous sommes ou non un bon à rien mais d'avoir conscience que nous trimballons particulièrement cette idée dans notre esprit ; idée qui initialement ne nous appartient pas mais dont nous faisons nôtre. Nous nous mettons alors des bâtons dans les roues quant à nous reconnecter facilement à notre joie de vivre, à ce que nous voulons réellement faire dans la vie, à notre essence divine. « […] lorsque vous êtes malheureux, il y a en vous la croyance inconsciente que le malheur « achète » ce que vous voulez. Si « vous » — le mental — ne croyiez pas que le malheur fonctionne, pourquoi alors le créeriez-vous ? Bien entendu, la négativité ne fonctionne pas. Au lieu de créer une situation favorable, elle l'empêche au contraire de se manifester. Au lieu de dissiper une situation défavorable, elle la maintient. Sa seule fonction « utile » est de renforcer l'ego, et c'est pour cette raison que l'ego l'aime tant. Une fois que vous vous êtes identifié à une forme quelconque de négativité, vous ne voulez pas vous en départir et, à un niveau inconscient profond, vous ne désirez aucun changement positif, puisque cela menacerait votre identité de personne déprimée, en colère, ou traitée injustement. Par conséquent, vous ignorerez, nierez, ou saboterez ce qui est positif dans votre vie. » (Eckhart Tolle, Le pouvoir du moment présent) Si l'ego aime avoir raison, il est malheureusement fréquent qu’il fasse en sorte qu'une personne se sous-estime. Car, à vrai dire, si je cherche tant à avoir raison — et donc à valider encore et encore le contenu de mon système de croyances —, c'est pour essayer d’avoir une meilleure estime de moi, alors que le but n'est pas de chercher à avoir raison mais simplement de me trouver — en prenant en compte toutes les facettes de ma personnalité terrestre —, donc d’être bien avec moi-même et de faire ce que j’aime vraiment. Dès lors, je ne suis pas un lion qui se débat en cage mais bien le lion de la lame 11/La Force du tarot de Marseille, qui a justement la force de se regarder en face et exerce pleinement son rôle dans la jungle en étant lui-même.
    J’ai pris, plus haut, l’exemple d’une perception négative de soi à travers l’étiquette du « bon à rien ». Je vais en prendre une étant a priori positive, c’est un exemple personnel. Quand j'étais enfant et adolescent, j'ai vécu plu-sieurs hospitalisations et connu plusieurs opérations chirurgicales. Et, en raison de celles-ci, des membres de ma famille ainsi que des amis m'ont dit plus d'une fois : « Tu es un garçon courageux. » D'accord, très bien. C'est positif. Reconnaître que je peux être courageux et que je l'ai déjà été est important. Mais cela ne doit pas m’amener à refouler mes peurs, à vouloir à tout prix les occulter, à m’attacher, d’un autre côté, à l’image d’un homme toujours courageux, à renier une partie de moi qui peut se comporter par peur. En d’autres termes, cela ne doit pas faire en sorte que je veuille être à chaque instant un homme courageux ou ce garçon qui l'a été sous prétexte que sinon j’aurais failli par peur. En effet, si je considère qu'être peureux est le contraire d'être courageux et si je m'attache à l'idée d'être courageux, que peut-il inéluctablement en résulter ? Le fait que je dissimule mes peurs ou bien que je cherche à les transcender tout le temps et le plus rapidement possible sans vraiment les cibler, que je me juge négativement à travers elles ou encore que je croie que je n'ai jamais peur de rien ni personne. Je serai alors amené à vivre bien des situations qui testeront mon courage ainsi que mes peurs puisqu'il s'agit, pour moi, de me rassurer en permanence quant à l'existence de l'homme courageux que je suis. Une petite voix me dira par exemple : « Alors comme ça, on est toujours courageux ? » Et puis, si je me vois, un jour, être le contraire d’un homme courageux et qu'il existe des témoins et que, parmi ces témoins, il y a des proches, que vont-ils penser ? Je vais les décevoir. Or, être attaché à ne jamais décevoir me détourne, là encore, de ce que je suis vraiment. Car, ce que je suis vraiment est un homme qui peut, à des moments, faire preuve de courage et, à d'autres moments, agir dans la peur. Une variante amusante, que les potes te sortiront pour t’encourager, pour ne pas que tu baisses les bras dans une situation : « T'es un guerrier ! » Si je suis un guerrier, je dois être en état de guerre. On ferme les yeux sur mon état de paix... Le comble, c'est quand les prétendus guerriers prônent la paix intérieure... En vérité, reconnaître les deux polarités en moi, guerre et paix, et me voir agir tantôt dans l'une tantôt dans l'autre va m’autoriser à une réelle découverte et acceptation de moi. Mais, en soi, je ne suis ni pacifiste, ni guerrier. M'aligner (et je reviens souvent sur ce sujet dans le livre), c'est me sentir plein dans mon humanité (énergie terrestre), grâce à la conscience (énergie céleste) que je pose sur elle. Me sentir plein plutôt que parfait. « Il n’y a pas de lu-mière sans ombre et pas de totalité psychique sans imperfection. La vie nécessite pour son épanouissement non pas de la perfection mais de la plénitude. Sans imperfection, il n’y a ni progression, ni ascension. » (Carl Gustav Jung, L’Âme et la vie)
    Et tout ce que les autres disent de moi en affirmant « tu es » ceci ou cela expriment ce qu'ils voudraient reconnaître chez eux sans arriver à le faire pour des raisons égotiques et de peurs — avec celle en tête de peloton : la peur de se regarder en face et de se prendre tel qu’on est. S'ils sont agacés par cela, leur jugement sera une critique sinon un compliment. Mais comme nous jouons tous au même jeu...
    Je poursuis avec une citation d’Eckhart Tolle issue de son livre appelé Le pouvoir du moment présent : « Renoncez à vous définir, que ce soit à vous ou aux autres. Vous n’en mourrez pas. Au contraire, vous reviendrez à la vie. Et ne vous préoccupez pas de la façon dont les autres vous définissent. Quand ils le font, ils se limitent eux-mêmes. C’est donc leur problème. » Aussi, une chose qui va totalement à l'encontre de l'acceptation de soi, c'est lorsqu'on se dit qu'on aimerait être à la place de quelqu'un d'autre. (Antoine Céleste)

  • De ce que nous voulons et sommes vraiment

    images?q=tbn:ANd9GcSMTr6FLG9GrwLmQ7-IQxkoGXNmQ7lqaQluXeJC4Ydn-irrjT9gLorsque je veux avoir ou être une chose, j’évolue en tant qu’individu qui se dit qu’il n’a, ou n'est, pas cette chose. Je reconnais alors que je suis cet individu à cause d'un ou plusieurs blocages émotionnels liés à ce que je veux avoir ou être. Il me reste à faire la chose suivante : revivre intérieurement, et avec sincérité, les émotions relatives à ces blocages et liées à des scènes de vie en particulier (je me remémore au moins l'une des scènes en question avec la charge émotionnelle correspondante). Si je ne fais pas cela alors l'Univers — n'étant jamais contrariant et entendant ma volonté — m'enverra une expérience de vie me remettant dans une situation qui prête à revivre intérieurement les précédentes émotions. Tant que je refuse de revivre réellement et en conscience ces dernières, mon souhait initial ne peut être exaucé ; je reste alors celui qui n'a, ou n'est pas, ce qu'il dit vouloir.
    Maintenant, si j’ai du mal à connaître l’intensité d’un désir personnel, la profondeur d’une volonté personnelle, à savoir, autrement dit, ce que je veux réellement, je peux m’avancer les choses non pas par des phrases commençant par « je veux » ou « je ne veux plus » mais par des phrases affirmant que j’ai déjà obtenu ce que je souhaite (ou souhaitais), que je suis déjà dans la situation que je désire (ou désirais). Exemple : je me dis « je travaille à mon compte » plutôt que « je veux me mettre à mon compte ». Remarquons d’abord qu’à la fin de l’avant-dernière phrase, et avec les verbes souhaiter et désirer, j’ai employé le temps de l’imparfait. Pourquoi ? Car, si je vis la situation que je désirais, cela certes n’implique pas que je ne la désire plus mais je la désire toujours moins que par le passé. Un désir en train de s’accomplir laisse place au plaisir et à la jouissance. C’est très bien. Par contre, en me disant par exemple « je suis marié » plutôt que « je veux me marier », il est possible que je me rende compte qu’en réalité je ne désire pas tant que cela me marier. Puisque rien n’est à idéaliser, nous savons que les choses ne se passent jamais tout-à-fait comme on les a imaginées. En définitive, on ne va peut-être pas tant aimer ce qu’on désirait tant hier et qui s’accomplit aujourd’hui. Il peut, bien sûr, arriver que les choses nous soient encore vécues plus joyeusement que ce que nous avions imaginé. L’essentiel est d’être clair sur son ressenti et ses désirs du moment. En tout cas, imaginer que nous vivons la situation plutôt qu’émettre simplement le souhait peut être très intéressant quant à approfondir la connaissance de soi. Et puis c’est agréable.

    Autre chose à propos maintenant de ce que nous ne voulons plus. Nous pouvons imaginer que si nous ne voulons plus être quelque chose alors nous avons bien reconnu cette part en nous et que ceci devrait suffire pour ne plus être ce quelque chose. Or, si je me dis que je ne veux plus être ce quelque chose alors cela veut dire que, dans ma réalité, je le suis encore et que cela me dérange. Et être encore ce que je ne veux plus être signifie que je n’ai pas assez reconnu que je peux être ce que je ne veux plus être.
    Reconnaître pleinement la chose en question va me permettre de non seulement m’autoriser à être le contraire de ce que je ne veux plus être mais aussi de me détacher, de ne pas me juger concernant le fait que je puisse être encore ce que je ne veux plus être.
    On ne peut pas s’aimer soi pleinement en ne voulant plus être une partie de soi-même. L’amour inconditionnel amène naturellement à se prendre tel qu’on est. Ne plus vouloir être ceci ou cela, c’est poser des conditions dans ma relation avec ce que je suis, dans le lien qu’a mon mental avec mes émotions et mon corps. Ce qui limite l’amour que je me porte.
    Si, par exemple, je souhaite ne plus être timide — on dira dans le langage courant « vaincre ma timidité » comme si elle était une ennemie intérieure à abattre —, c’est que j’ai, via mon mental, perçu, capté, relevé que je pouvais être timide et que ma timidité me dérange ; et ce, quelle que soit la réelle intensité de ma timidité puisque je n’ai besoin de personne d’autre que moi-même pour me trouver excessivement timide alors que d’autres pourront penser que je suis dur avec moi. Or, le but est-il d’annihiler ma part de timidité ou, dit autrement, l’homme timide que je peux être ? Ce serait annihiler une partie de moi-même. Mais, mauvaise nouvelle — et, à la fois, bonne nouvelle —, je ne peux annihiler aucune partie de moi-même !
    Si l’expérience humaine nous conduit à tendre vers l’amour inconditionnel des autres et de nous-même, ce n’est pas pour se découper en rondelles et jeter des parties de nous-même par-dessus bord ; et ce, avec le « soutien » du mental se plaçant au-delà du Créateur puisque se croyant légitime de juger alors que le Créateur lui-même se contente de nous aimer (ce dernier aspect entre naturellement en contradiction directe avec l’amour inconditionnel).
    L’homme timide (parfois timide ? souvent timide ? lui seul jugera selon son mal-être) qui ne veut plus être timide doit ressentir sa timidité une bonne fois, c’est-à-dire se prendre un moment (éventuellement plusieurs si le sujet de la timidité continue d’occuper son esprit) et écouter ce que son corps lui dit concernant sa timidité. Il peut également se poser la question suivante : « Oui, je suis timide et alors ? » Sa ou ses réponse (s) l’amènera (ront) vers d’autres questionnements et quêtes de ses ressentis que probablement il trouvera plus d’une fois contradictoires mais il pourra s’autoriser à constater la chose suivante : « Je suis tout ça à la fois. » Car il peut tout être. Aussi, il reconnaîtra à quel point il peut être timide dans des situations précises, et il percevra naturellement d’autres situations durant lesquels il est moins timide et même le contraire (c’est-à-dire, par exemple, entreprenant, audacieux, effronté). En effet, en décidant de revivre l’intensité émotionnelle liée à sa timidité — ce qui relève bien d’ « agir en conscience » —, son intuition lui signalera tout naturellement au moins un instant durant lequel il a été le contraire d’un homme timide. Parce que le moins attire le plus et que nous sommes dans un monde relatif avec ses énergies contraires qui se complètent inévitablement.
    Creusons un peu la question de la timidité. Elle peut être associée à de l’égocentrisme. En effet, si je suis timide, je crois que, par exemple, dès que je mets les pieds quelque part et qu’il y a des gens autour de moi, ils me regardent et se mettent à analyser et juger mes vêtements, ma gestuelle, mon comportement en général ainsi qu’à se demander les raisons de ma venue, à se remémorer ce que je fais dans la vie etc. Je suis timide parce que je me trouve imparfait, trop imparfait à mon goût. Et je mériterai de m’amuser, de vivre dans la joie et la spontanéité en général, d’être tout simplement heureux seulement lorsque je serai parfait. Mais au nom de quoi dois-je être parfait auprès des autres ? De leur acceptation de moi ? Mais sous quels critères ? Suis-je sûr que ces critères, s’ils existent, me conviennent ? Et puis c’est quoi être parfait ? Et puis peut-être que ma conception de la perfection n’est pas la même que celle de mon voisin donc, même si, un jour, je me trouve parfait, je risque de continuer de déplaire à ce dernier ! De plus, suis-je si exceptionnel pour rechercher la perfection ? Car, si, lorsqu’ils me voient, les autres n’ont que cela à faire que de nourrir des sous-entendus dévalorisant ma personne et qui me donnent des raisons de me trouver timide, c’est que je dois être exceptionnel !
    Quand j’aurai senti en moi que, derrière ma timidité, existe cette dimension d’homme exceptionnel que je m’alloue, quand (naturellement sous-entendu avec bienveillance) j’accepterai également ma banalité en tant qu’être humain parmi les autres ainsi que ma capacité à être médiocre alors je pourrai cesser d’être cet homme que je trouve trop timide et qui m’exaspère. De là, ma dimension exceptionnelle, ma singularité — puisque je suis banal (car un humain parmi les humains) et exceptionnel (car une unicité parmi d’autres unicités) — se manifestera d’autant plus.
    Plus largement, je fais le choix de ne plus résister devant l’une de mes distorsions. En d’autres termes, je fais le choix de reconnaître que je peux évoluer dans son énergie, de ne plus me voiler la face à son propos. Cela n’aura pas pour conséquence de vouloir tout d’un coup et en particulier évoluer à travers elle mais de mieux accueillir l’énergie contraire à elle ; autrement dit, l’énergie de sa qualité correspondante.
    Pour faire ce précédent choix — ce qui est propre à l’évolution en conscience et à l’alignement merkabah puisque mon Esprit du haut aide particulièrement à être lucide concernant, en l’occurrence, mes distorsions —, j’ai d’abord reconnu que je résistais. Il est logique que, pour solutionner un problème, il faut d’abord avoir conscience du problème. En conséquence, reconnaître que je résiste devant quelque chose m’invite à constater que les choses bougent déjà par rapport aux temps où je résistais inconsciemment.

    Retour, à présent, sur l’idée (évoquée plus haut) que chacun de nous peut tout être ; autrement dit, peut, dans une situation donnée, agir en fonction de l’énergie d’une qualité ou d’une distorsion parmi toutes les qualités et les distorsions existantes dans l’ensemble de l’humanité. Si je dis que je peux tout être et donc que je peux être tout, je peux trouver aussi qu’au fond je ne suis rien réellement de ce que je suis tour à tour, dans les expériences de la vie de tous les jours, puisque, dans la densité supérieure (densité 5), je reste un Esprit du haut qui a envoyé son Esprit du bas jouer, ici bas, une partie du jeu s’appelant la vie terrestre. Collant à la vision bouddhique de l’ego nous amenant à considérer que nous ne sommes pas l’ego, Eckhart Tolle affirme dans son livre appelé Quiétude : « L’ennui, la colère, la tristesse ou la peur ne sont pas « à vous »; ils n’ont rien de personnel. Ce sont des états d’esprit. Ils vont et viennent. »
    C’est parce que je comprends que je peux tout être que je ne m’identifie à rien en particulier ou bien en conscience et simplement par jeu. Quant à dire si je suis ou non mon ego, je dirais que les deux sont vrais. Je ne suis pas l’ego dans le sens où, dans la densité 5, ce que je suis est mon Esprit du haut. Dans cette densité, je n’ai pas d’ego donc je ne suis pas l’ego. Par contre, c’est bien en faisant grandir mon ego en lumière dans la densité 4 que je fais grandir mon Esprit du haut en lumière également et que je m’approche de l’ascension. C’est comme de dire que je ne suis pas mon corps physique mais, en même temps, ce corps n’est pas celui du voisin et je dois, pour me sentir bien sur cette Terre — donc tant que je suis incarné ici bas —, prendre soin de mon corps. Si la spiritualité m’amène à comprendre des choses de l’invisible, de l’univers des expériences extra-sensorielles, des fréquences angéliques, etc., elle se complète dans la prise en compte de l’humain dans sa totalité donc du fonctionnement de son corps physique et de ses Corps terrestres (éthérique, émotionnel et mental), avec leurs besoins. Selon donc qu’on se situe dans la densité 4 ou la densité 5, il devient faux ou vrai que je suis mon Esprit du bas, comprenant mon ego. Dit autrement, nous possédons tous un Esprit du bas, incluant un ego, et nous évoluons à travers lui dans cette densité. Par conséquent, c’est bien nous-mêmes qui sommes heureux, malheureux, timides, entreprenants, altruistes, égoïstes, patients, impatients etc. Mais, dans la densité supérieure (la densité 5), nous sommes uniquement cet Esprit du bas, soit une partie du divin à travers notre conscience. Les deux choses suivantes sont simultanément vraies de sorte qu’ici bas :
    — nous ne jouons pas, compte tenu des sensations que nous connaissons, notamment douloureuses (si je me tords la cheville, j’ai mal et j’ai bien l’impression que ma douleur est tout-à-fait réelle !) mais aussi spirituelles (d’où le ressenti d’être davantage nous-mêmes quand notre essence divine sait davantage se faire entendre dans notre existence (une autre essence, l’essence animale, correspondrait, quant à elle, à ce que nous sommes corporellement, à travers nos besoins physiologiques et notre instinct de survie relatives à notre chakra racine) ;
    — nous jouons à travers ce jeu de la vie terrestre extrêmement complexe car réellement bien fichu, nous faisant oublier ce que sont vraiment l’au-delà, la vie après la mort, nos précédentes incarnations etc.

  • Sur la notion de mission divine

    On peut se demander s'il est possible de ne pas accomplir sa mission divine. En réalité, on l'accomplit toujours, même dans le cas où l’on a particulièrement évolué dans l'obscurité (ou l’énergie de distorsion, les ténèbres). Si une partie de cette obscurité n'est pas karmique — autrement dit, si elle ne concerne pas des personnes de notre entourage chez qui nous avons créé de la souffrance — alors elle ne regarde que nous. Elle peut être le fruit d’une création de karma de la part de l’autre sur nous. L’autre nettoiera tôt ou tard ce karma. Il n’empêche qu’à chacun son obscurité ; en d’autres termes, à chacun sa gestion de son propre ego, de son corps de souffrance. Il n’empêche aussi que toute obscurité nous concernant a été nécessairement équilibrée par de la lumière générée dans nos alentours, dans notre entourage. Par exemple, les horreurs commises pendant les guerres mondiales, et ayant forcément leurs auteurs, ont entraîné, pour les compenser, un grand nombre d'actes bienveillants, généreux, altruistes ainsi qu'un certain nombre de prises de conscience entraînant plusieurs fois des walk-in.

    Il y a, par contre, moult façons de réaliser sa mission divine, comme si celle-ci avait différentes versions, selon la version de nous-mêmes dans laquelle nous évoluons sur Terre, autrement dit, selon notre évolution en conscience, incluant notre conscience de notre ego ou encore notre attrait naturel et spontané pour la lumière se manifestant ici bas dans les actes de bonté.
    Nous pouvons juger cette mission d'autant plus divine à mesure que nous l’accomplissons dans une meilleure version de nous-mêmes. Dans tous les cas, une mission de vie est divine.
    On peut donc être « tenté » par une évolution faisant la part belle à l'obscurité. Or, il n'y a pas d'obscurité générée auprès d'autrui sans obscurité récoltée sur soi. Faire souffrir les autres fait souffrir soi ; et ne pas être conscient de sa propre souffrance peut relever d'une ignorance d'ordre psychopathologique. On est plus heureux à mesure qu'on rend plus heureux les autres. Il est agréable pour soi d'être agréable avec autrui. C'est l'harmonie qu'on expérimente ici bas ; certes à travers les ténèbres... mais ceux-ci peuvent être plus vite transcendés.

    Dans tous les cas, soyons prudents avec la notion de mission divine. L’ego peut s’accaparer de cette idée, de sorte qu’on se sentirait obligés d’accomplir une tâche comme un poids qu’on se traînerait.
    La conférencière sur ce qu’elle appelle la communification Isabelle Padovani nous dit que nous sommes des êtres d’élan et de contribution. De cette façon, je suis mon élan altruiste et je contribue modestement, en faisant ma part et en me considérant ni plus ni moins une goutte d’eau dans l’océan ; donc en ayant bien conscience que je fais partie du Tout mais sans m’infliger une quelconque pression entretenue par l’idée insidieuse que je dois accomplir ma mission de vie. Il est fort possible, en plus, qu’en me disant cette dernière chose je m’éloigne justement de ma mission. Car on parle de mission relative à sa part divine dont sa réalisation demande un lâcher prise incontournable. Un grand nombre de gens œuvrent dans l’entente et l’entraide de manière spontanée, sans se poser moult questions concernant leur mission de vie.

    Une remarque concernant la langue hébraïque en reprenant l'expression de goutte d'eau dans l'océan, ou dans la mer. Chacun de nous ayant un Esprit du bas est une partie de la conscience du Tout. Cette dernière — relative aux Énergies d'en haut ou du Ciel (appelez cela comme vous préférez) — est souvent symbolisée par l'eau. Chacun de nous est, par conséquent, une goutte d'eau de la mer.
    De plus, si Yeshua (Jésus) est l'enfant de Maryam (Marie), nous tous sommes aussi ses enfants. Car, en hébreu, « mar » = « goutte » et « yam » = « mer ». Maryam est elle-même une goutte d'eau de la mer.
    Voilà, à travers l'hébreu, un message d'humilité, de simplicité, d'apaisement par rapport à notre perception de nous-mêmes.
    Car, si le Seigneur souhaite qu'on s'entende et s'entraide, il souhaite aussi qu'on se repose et s’amuse.